Le nouveau cycle solaire est arrivé

Le nouveau cycle solaire est arrivé



Le cycle 24 du Soleil révélé par la sismologie
Une équipe internationale de chercheurs français et espagnols de l'Instituto d'Astrofísica de Canarias et du Service d'Astrophysique du CEA-IRFU, vient de découvrir que le cycle d'activité magnétique du Soleil a déjà débuté depuis au moins la deuxième moitié de 2007, alors que pratiquement aucune manifestation extérieure d'activité n'a été observée ces deux dernières années. Malgré l'absence de taches à sa surface, les oscillations internes du Soleil, détectées par l'instrument GOLF à bord du satellite SoHO, prouvent que l'activité magnétique responsable du cycle solaire de 11 ans a bien démarré dans les zones polaires du Soleil. Ces résultats sont publiés dans la revue Astronomy & Astrophysics.

L'anomalie du nouveau cycle solaire
Depuis la découverte des taches solaires par les anciens astronomes chinois et les mesures effectuées par Galilée au XVIIe siècle, nous savons que le nombre des taches à la surface du Soleil suit un cycle approximatif de 11 ans, avec des périodes de minimum pendant lesquelles il n'y a pratiquement pas de taches à la surface du Soleil. L'apparition des taches à la surface du Soleil commence aux hautes latitudes, près des pôles, pour descendre ensuite vers l'équateur, dessinant au cours du temps un diagramme caractéristique en « aile de papillon ».


Le cycle solaire a débuté au c½ur du Soleil
Pour la première fois, les astrophysiciens ont néanmoins la chance de pouvoir observer ce phénomène avec de nombreux d'instruments scientifiques, notamment le satellite SoHO (Solar and Heliospheric Observatory ou Observatoire Solaire et Heliosphérique) de l'agence spatiale européenne ESA et américaine NASA, actuellement en orbite pour l'étude du Soleil.
Pour sonder les couches les plus profondes du Soleil, l'équipe de chercheurs a utilisé les données helioséismiques obtenues par l'instrument GOLF (Global Oscillations at Low Frequencies) à bord de SoHO. Cet instrument enregistre les oscillations du Soleil, de petites variations de luminosité périodiques qui trahissent des variations des paramètres internes du Soleil. Certaines de ces oscillations voient leur fréquence varier en fonction de l'activité magnétique du Soleil. En utilisant différents modes d'oscillations à l'intérieur du Soleil, les chercheurs ont pu montrer que, sous la surface du Soleil, là où sont produites les oscillations, le cycle d'activité a bien démarré dans les régions polaires, alors que dans les zones plus équatoriales le cycle n'était pas encore déclenché.

Cette étude montre que l'activité magnétique du Soleil est complexe et ne se traduit pas immédiatement par de spectaculaires taches à la surface. Ces taches ne sont que des conséquences de mouvements internes du Soleil entretenus par la rotation, selon un effet dit « dynamo » qui est le responsable du cycle d'activité solaire. Ce cycle ne s'est donc pas interrompu contrairement à ce que pouvait laisser penser l'observation de la seule surface du Soleil.
Le prochain maximum solaire est attendu aux environs de 2012, Pendant ces maxima d'activité solaire, se produisent les événements les plus spectaculaires, des libérations d'énormes quantités de particules très énergétiques dans le milieu interstellaire. Ces particules, quand elles arrivent dans l'atmosphère terrestre, produisent de nombreux effets comme des orages magnétiques et les aurores boréales dans les régions proches des pôles.

Contact : R.A. García , S. Mathis


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# Posté le vendredi 04 décembre 2009 15:20

Modifié le lundi 07 décembre 2009 14:46

Vers des piles à hydrogènes moins coûteuses

Vers des piles à hydrogènes moins coûteuses


Fabriquer ou utiliser l'hydrogène sans platine est un enjeu important pour cette filière nouvelle. Des chercheurs français ont réussi à mettre au point un catalyseur sans platine, alternative prometteuse pour les piles à combustible.

Parmi les obstacles qui ralentissent –ou bloquent- l'avancée de la voiture à hydrogène, il y a le coût élevé de la fabrication des piles à combustibles. Ces piles utilisent du platine, métal aussi rare et cher que l'or, pour accélérer la réaction chimique (la catalyse) qui permet de produire de l'électricité à partir de l'hydrogène et de l'oxygène. Remplacer le platine par un métal bon marché est nécessaire pour baisser le coût des catalyseurs.

Des chercheurs français se sont inspirés de la biologie pour mettre au point un matériau capable de catalyser sans platine, permettant aussi bien l'utilisation de l'hydrogène dans les piles à combustibles, que la production de l'hydrogène par électrolyse.

Des enzymes qui n'aiment pas l'oxygène

Pour cela, des chercheurs de plusieurs laboratoires du CEA, de l'Université Joseph Fourier de Grenoble et du CNRS (1) se sont inspirés des hydrogénases, des enzymes présentes dans des microorganismes, qui utilisent du fer ou du nickel pour produire l'hydrogène à partir de l'eau ou pour s'en servir comme source d'énergie.

«Présentes dans des bactéries ou des algues, ces enzymes sont issues d'une époque très lointaine où il n'avait pas d'oxygène dans l'atmosphère terrestre mais du monoxyde de carbone ou de l'hydrogène» explique Vincent Artero, du Laboratoire de chimie et biologie des métaux (Grenoble). Mais elles sont détruites ou inhibées par l'oxygène si bien que ces micro-organismes ont trouvé refuge dans des environnements très particuliers, comme les fumeurs noirs, le long des dorsales océaniques, où l'hydrogène est abondant.

«De précédents travaux ont montré que ces enzymes immobilisées sur des électrodes sont aussi efficaces que le platine comme catalyseur», précise Vincent Artero. Cependant les hydrogénases sont délicates à manier, sensibles à l'oxygène et difficiles à produire, ajoute le chercheur. Son équipe a donc opté pour l'utilisation d'un catalyseur synthétique imitant les hydrogénases. Leur structure cristallographique est connue, l'arrangement des atomes au niveau des sites où se passe la réaction catalytique aussi.

Fixées sur des nanotubes

Vincent Artero, Serge Palacin et leurs collègues ont placé ces 'imitations' sur des nanotubes de carbone, qui permettent de greffer un grand nombre de catalyseurs par unité de surface sur l'électrode. Pour tester les performances technologiques de ce catalyseur à base de nickel, les chercheurs ont utilisé les moyens du Liten (1).

«Nous avons une activité dans les deux sens, production et utilisation de l'hydrogène, comme avec l'enzyme» résume Vincent Artero. «La tension à fournir à l'électrode est quasiment la même qu'avec le platine. La vitesse de catalyse en revanche est 10 à 100 fois plus faible qu'avec le platine».

Ces résultats prometteurs, publiés aujourd'hui dans la revue Science, doivent donc encore être améliorés, soit en augmentant la quantité de catalyseur sur l'électrode soit en améliorant la chimie du catalyseur lui-même. «Nous avons 10 à 20 ans de travail devant nous» estime Vincent Artero.

Cécile Dumas
Sciences-et-Avenir.com
04/12/09

(1) Laboratoire de chimie et biologie des métaux de Grenoble (CEA/Université Joseph Fourier); Institut rayonnement matière de Saclay; Laboratoire d'innovation pour les technologies des énergies nouvelles et les nanomatériaux (Liten, CEA).
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# Posté le vendredi 04 décembre 2009 14:58

Alma, le plus grand radiotélescope du monde, déploie ses antennes

Alma, le plus grand radiotélescope du monde, déploie ses antennes


Au Chili, à cinq mille mètres d'altitude, dans le désert d'Atacama, le plus grand réseau de radiotélescopes du monde est en train de voir le jour. La première antenne est arrivée sur le plateau de Chajnantor.
Un milliard d'euros : c'est le prix que vont investir l'ESO (European Southern Observatory), la NRAO (National Radio Astronomy Observatory) et le NAOJ (National Astronomical Observatory of Japan) pour réaliser l'Alma (pour Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) en coopération avec le Chili. Il s'agit de mettre en place un réseau de 66 antennes qui observeront l'Univers dans les longueurs d'ondes millimétriques et submillimétriques. L'objectif est d'atteindre une résolution de 0,005 seconde d'arc (l'angle ouvert par une balle de golf observée à 15 kilomètres de distance !) en couplant les signaux fournis par toutes les antennes, selon le principe de l'interférométrie.
Les sujets d'observation ne manqueront pas pour cet instrument qui analysera les émissions provenant des régions les plus froides de l'Univers : des nuages de gaz et de poussière où naissent les étoiles aux lointaines galaxies, en passant par l'étude des comètes ou des petits corps du Système solaire.
Un site idéal pour l'observation... mais pas pour les instruments
Pour réaliser cet ambitieux programme, l'Alma doit relever plusieurs défis : il faut en effet réaliser des antennes dont la surface réfléchissante ne doit pas comporter de défaut supérieur à 25 micromètres ( l'épaisseur d'un cheveu humain) et installer chacune de ces antennes de 115 tonnes à 5.000 mètres d'altitude pour disposer de l'air le plus sec possible (la vapeur d'eau est en effet pénalisante pour observer dans les longueurs d'ondes retenues). Le plateau chilien de Chajnantor est donc le site idéal sur le plan astronomique. Encore faut-il prévoir du matériel qui résiste aux conditions extrêmes qui y règnent : des vents très violents et des températures allant de +20 à -20 degrés Celsius. Une fois l'Alma opérationnel, les interventions humaines au sommet seront limitées au strict nécessaire ; les données collectées par les antennes seront transmises par fibres de verre à un supercalculateur lui-même relié à un camp de base, l'OSF (Operations Support Facility) situé à 2.900 mètres d'altitude.
Après avoir été testée par les ingénieurs du camp de base, la première antenne a été transportée au sommet. Un bel exemple de coopération scientifique puisque cette antenne a été fournie par le Japon, le véhicule transporteur de lourd chargement par l'Europe et l'électronique de réception installée dans l'antenne par l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie. Les observations de l'Alma devraient débuter en 2011.

Par Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences

# Posté le mercredi 25 novembre 2009 15:32

L'humilité de Sarcauskü..........

L'humilité de Sarcauskü..........



« Air Sarko One » : un palace flottant à 20.000 euros l'heure de vol
C'est passé assez inaperçu la semaine dernière. Dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre, l'Assemblée nationale a voté des crédits à hauteur de 185 millions d'euros pour l'achat et l'aménagement d'un avion A330 (photo) réservé aux voyages présidentiels. Le ministère de la défense devra supporter ces dépenses même si, et les députés de la majorité y ont pris soin, l'avion sera exclusivement utilisé par le président de la République.
Philippe Leymarie dans son blog Défense en ligne hébergé par le Monde diplomatique est assez époustouflé par le petit Elysée volant que l'on prépare pour Nicolas Sarkozy : “l'Air Force One français comprendra un poste de transmissions dernier cri, des installations médicales, une salle de réunion, un bureau, une chambre à coucher avec salle de bains, un système de leurres antimissiles, etc. L'avion présidentiel ne sera cependant pas disponible avant la fin de l'année prochaine.”
“Problème, selon Philippe Leymarie, : cet appareil... sera unique, c'est-à-dire forcément indisponible à un moment ou un autre (voir le cas du porte-avions Charles de Gaulle !). Et l'heure de vol passera à 20.000 euros en moyenne (contre 12.000 sur A319).”
Choqués par l'acquisition d'un avion surdimensionné — et réservé de fait à un « hyper-président » qui ne cesse d'« exploser » ses dépenses de fonctionnement —, les députés du groupe Socialiste, Radical et Citoyen ont profité de l'examen de la mission « défense », dans la loi de finance 2010, pour déposer des amendements au projet de budget 2010 afin de “redéployer les moyens”, plus de 185 millions d'euros selon eux, consacrés à l'achat et à l'aménagement du nouvel avion présidentiel et l'acquisition d'un Falcon 7X, vers le budget de la Défense. (AFP/Le Figaro )
Amendements rejetés par la majorité.“En pleine mondialisation, notre président voyage comme d'autres présidents de grandes nations. Ce choix très raisonnable est à l'honneur de la France qui a la fierté de soutenir sa filière aéronautique”, a indiqué le rapporteur Jean-Michel Fourgous lors des débat, avant de donner un avis défavorable à ces amendements.
Les députés PS mettaient en balance l'achat d'appareils pour le président et “l'amélioration, l'accompagnement voire la reconversion des militaires ou des personnels civils”, “les besoins de financement pour accompagner les restructurations”, et “l'amélioration de l'habillement et de l'équipement du combattant” qui “laissent à désirer”, selon eux.

Le Monde.fr

LA CITATION
« Le luxe est une forme de triomphe permanent sur tous ceux qui sont pauvres, arriérés, impuissants, malades, inassouvis. »
Friedrich Nietzsche
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# Posté le mardi 17 novembre 2009 15:14

Il veut toujours être partout.......



Nicolas Sarkozy avec Neil Armstrong sur la lune, ou bloquant l'arrivée des chars Place Tian'anmen... La toile s'amuse, en pleine polémique sur la présence du président à Berlin le 9 novembre 89.
La controverse sur la présence du Nicolas Sarkozy au pied du Mur de Berlin le 9 novembre 1989 a amusé les internautes qui s'en sont donnés à coeur joie pour parodier le chef de l'Etat.
"Nicolas Sarkozy y était, voici les preuves" : des photos détournées rassemblées en diaporama sur le site de Libération montrent le président de la République participant aux grands événements historiques.
Montré en soldat du débarquement de Normandie, il est aussi assis joyeux aux côtés de Churchill, Roosevelt et Staline lors des accords de Yalta. Il signe également l'armistice de la Première Guerre mondiale le 11 novembre 1918 et participe même à la prise de la Bastille le 14 juillet 1789.
On le voit sur la lune avec Neil Armstrong en train de planter le drapeau tricolore, résistant devant les chars chinois sur la place Tiananmen, ou parmi le public lors de l'assassinat de John Kennedy en 1963.
Il est aux premières loges de la finale de la Coupe du monde 98 débarquant des vestiaires sous le maillot tricolore devant Zidane. Il assiste, arborant lunettes noires et béret, au "Baiser de l'hôtel de ville", célébrissime photo de Doisneau, et supplante même Dieu dans la célèbre genèse du monde de Michel Ange.

"Ich bin ein Baratineur"

La rivale du président en 2007, Ségolène Royal,ne se prive pas d'ironiser dans une vidéo postée sur Dailymotion.com. En chapeau de pluie dans les rues de Berlin devant les dominos symbolisant le Mur, elle persifle : "manifestement il n'était pas à Berlin le 9 novembre [...] Heureusement qu'il n'a pas prétendu être là le jour de la prise de la Bastille parce que je ne sais pas comment il s'en serait sorti!"
Sur Youtube, une vidéo intitulée "Sarkozy : le mensonge de Berlin" montre un président en pleine "Quatrième dimension". Sous la musique menaçante de cette série américaine de science-fiction des années 60, on l'entend dire, sur des images en noir et blanc : "mes chers amis berlinois, mon nom est Nicolas Sarkozy, je suis le président des Français, je suis le président du temps, j'ai le pouvoir suprême de dire n'importe quoi à n'importe qui... n'importe quand".
"Sarkozy: ich bin ein Baratineur !", titre à sa une le Canard Enchaîné de cette semaine. "Une phrase historique pour clore la polémique", précise le journal satirique.

(Nouvelobs.com avec AFP)

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 14:47

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 07:54